Blanquette de veau à l’ancienne

Attention, on ne rigole pas avec la blanquette de veau sur la blogo! Preuve en est des innombrables recettes et retours de bâton dans les (vilains) commentaires que j’ai pu lire parfois … OMG, certains mettent un os à moelle, pire, quelques cuisiniers font revenir la viande avant d’ajouter eau ou vin blanc, bref, nous ne sommes pas à l’abri de pugilats en règles à l’instar de certaines de nos cousines « high » blogueuses ^^

Perso, mon côté puriste s’arrête à mon côté affectif et aussi, autant vous dire que si grande-grande- grande-mémé m’avais transmis une recette de blanquette, même  fricassée, je vous la restituerai de la même façon, au risque de me voir pendue haut et court sur web public:) 

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Mais comme je n’ai pas de recette de famille, j’ai fouiné et farfouillé pour enfin jeter mon dévolu sur cette recette tirée du désuet livre « La cuisine des petits ménages« , datant de 1882 pour le côté à l’ancienne. J’ai seulement allongé un peu les explications ( à l’époque, on est cuisinière ou on ne l’est pas ^^) et finalement apporté de minces changements . La recette d’une blanquette maison est plutôt facile mais nécessite de rester quelques heures pas trop loin de la cuisine ;) Le résultat,  une viande fondante et une sauce crémeuse, en somme un plat qui réchauffe comme on les aime les jours d’hiver!

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Pour la petite histoire la blanquette de veau était traditionnellement une entrée, composée de restes de rôti de veau ou autres viandes blanches, le tout, accommodé d’une sauce blanche et servie aux tables bourgeoises et restaurants gastronomiques de Paris. Au milieu du 19ème, un célèbre Monsieur, Jules Gouffé, change la recette en utilisant des morceaux de viande de veau crus et bouillis dans un court bouillon et démocratise la blanquette de veau telle que nous la connaissons aujourd’hui. C’est à partir de la seconde guère mondiale que la blanquette devient un fleuron de la cuisine française et sera servi en plat principal accompagné de riz. Devenant un plat national, il lui existe alors autant de variantes que de cuisiniers : de l’ail en Provence, pas de crème chez certains, un zeste de citron caviar chez un grand chef… quant à la viande, le tendron avec son cartilage n’est pas ce qu’il y a de plus bourgeois, mais c’est là le meilleur morceau.

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[yumprint-recipe id=’45’]Bonne journée!

10 pensées sur “Blanquette de veau à l’ancienne

  • 2 mars 2016 à 09:07
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    Rien de mieux qu’une bonne blanquette pour l’hiver. Chez moi, c’est mon mari qui la fait. La tienne me pareil très appétissante, ça donne vraiment envie !

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    • 7 mars 2016 à 14:54
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      Merci Eva! C’est chouette de partager les tâches avec ton mari ^^ Je suis ravie d’avoir découvert ton blog, je l’ai dévoré!!

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  • 20 mars 2016 à 11:55
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    Testée hier. Un vrai délice. Tous les invités se sont régalés et moi j’ai retrouvé le goût de la blanquette de ma maman. Merci !

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  • 30 juin 2016 à 23:12
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    Je craque toujours pour une bonne blanquette, été comme hiver !

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